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Ces pêcheurs japonais ont tué 333 baleines... pour la science, disent-ils

4 avril 2018

Trois navires baleiniers japonais sont rentrés la semaine passée au port après un voyage controversé en Antarctique avec 333 baleines dans leurs cales. Tokyo prétend que ce massacre a été réalisé à des fins scientifiques.

Trois navires appartenant à une flotte de baleiniers japonais sont rentrés samedi à leur port d'attache de Shimonoseki, avec à leur bord les cadavres de 333 petits rorquals harponnés lors d'un voyage dans l'océan Austral, parfois appelé océan Antarctique. Avec presque 10 mètres de long, les petits rorquals, également appelés Baleines de Minke, entrent encore dans la catégorie des grandes baleines.

Au total, cinq navires de chasse à la baleine ont entamé ce voyage en novembre malgré les protestations de plusieurs organisations de défense des animaux come Sea Sheperd, Greenpeace ou Pew EU. Cependant, contrairement aux années précédentes, les navires n'ont pas été inquiétés par les activistes qui s'opposent à chasse à la baleine car, cette fois, les pêcheurs ont été en haute mer, indique le média allemand DW.

Pour la science

Le Japon est signataire du moratoire de la Commission baleinière international (CBI) sur la chasse à la baleine qui interdit normalement de pêcher cet animal. Mais le pays utilise une faille: il prétend tuer les mammifères pour la recherche scientifique. La Cour internationale de justice a estimé en 2014 que cette excuse n'était pas valable mais les baleiniers japonais passent outre cette interdiction.

La chasse commerciale des baleines a été interdite en 1986, mais le Japon aimerait la voir à nouveau autorisée, la viande de baleine étant considérée comme un mets de choix par de nombreux Japonais. Tokyo ne cache pas que les baleines abattues finissent souvent par être mangées. Si son goût se rapproche du thon, c'est surtout pour sa rentabilité que la baleine est pêchée: une prise rapporte plusieurs tonnes de viande.

Le Japon n'est pas le seul pays à pêcher des baleines (toutes espèces confondues), même si ces animaux sont considérées comme en danger. La Norvège et l'Islande, pourtant signataires du moratoire, ont repris cette chasse car elles estiment que leurs mers sont suffisamment peuplées de baleines. Certaines tribus au Canada ou en Sibérie harponnent encore ces animaux mais pour des raisons de subsistance et non pour la pêche industrielle.

Les pays ayant signé le moratoire sont en bleu et jaune

© IWC

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