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"On était en mode Bisounours": Pour Cédric de Koh Lanta, si les jaunes étaient si nuls, c'est parce qu'ils étaient trop gentils

9 avril 2018

L'aventure est terminée pour Cédric, le parisien de 38 ans qui faisait partie de l'équipe des jaunes aux Fidji. Celui qui était connu comme étant LE stratège de l'édition Koh-Lanta Johor n'a cette fois pas eu le temps d'élaborer une stratégie solide qui aurait pu l'emmener bien plus loin. En effet, il s'est fait éliminer face au duel qui l'opposait à Raphaële. De quoi lui laisser un goût amer. 

Il y a comme un goût de trop peu pour Cédric, l'aventurier qui a quitté Koh Lanta ce vendredi 6 avril au terme d'un duel très tendu entre Raphaële et lui. Le Parisien de 38 ans a en effet dû dire au revoir à l'île de l'exil et à son rêve d'aller un jour sur les poteaux. Pourtant, comme il nous le confie, il était venu "pour aller jusqu'au bout". Eh bien, désolé, mais c'est loupé!

Un manque de mental

Mais si il n'était pas au top de sa forme pour ce Combat des Héros, c'est parce qu'il n'a jamais vraiment réussi à se mettre dedans. Comme il nous l'explique, "c'est le mental qui a manqué, pas la force physique" puisqu'il s'était mieux préparé que la première fois. "J'avais pris du poids exprès, un peu plus de 6 kilos de masse musculaire, mais aussi de gras, pour pouvoir taper dedans et arriver à la réunification en pleine forme", déclare-t-il. Mais s'il y a bien un truc qu'il n'avait pas prévu, c'est que son mental ne suive pas. Or, comme il l'explique, "Koh-Lanta, c'est 80 % de mental."

Absent du jeu

En effet, juste avant d'entamer l'aventure, il avoue avoir appris que son père était malade et qu'il allait devoir se faire opérer. Cette mauvaise nouvelle ne l'a pourtant pas empêché de partir: "Je me suis dit que j'allais quand même pouvoir passer un petit peu au-dessus de tout ça et faire mon aventure, mais ça n'a pas été du tout le cas. Là-bas , je ne pensais qu'à ça, j'attendais des nouvelles mais on ne sait pas ce qu'il se passe, on est à des milliers de kilomètres. On se pose énormément de questions dans ces cas-là, surtout que je suis très proche de mon papa. Pour moi, ça a été très compliqué", révèle-t-il.

Préoccupé par son papa, Cédric reconnait qu'il n'était pas à fond dans le jeu, pourtant, il avait soif de revanche: "J'étais vraiment prêt. J'avais beaucoup de stratégies à élaborer mais au final, je n'ai rien pu mettre en place. Je n'avais pas la tête à ça au vu des évènements, mais voilà c'est très très frustrant de ne pas pouvoir rentrer dans le jeu, de ne pas être là", reconnait-il.

Il était où le joueur stratège?

Et c'est vrai que pour une édition All Stars, Cédric a surtout marqué les esprits par son absence sur tous les fronts: sur les épreuves, sur le camp, mais aussi dans ses décisions. Et vu qu'il avait montré son côté stratège dans sa première participation en 2014, tout le monde l'attendait au tournant.

Mais cette fois-ci, il a montré tout l'inverse, à son grand désarroi: "J'ai énormément de regrets et beaucoup de frustration", dit-il. "Je n'ai pas pris de leadership, je laissais les autres parler même quand on me disait des trucs sur lesquels je n'étais pas forcément d'accord", explique-t-il encore. Il suffit de voir quelques images pour comprendre que Cédric n'était vraiment dans le game.

Un monde de Bisounours

Chez les jaunes, ses non-performances ont plus d'une fois dérangé. Si il veut bien reconnaître avoir été moins bon sur certaines épreuves, il n'accepte pas d'avoir été pointé du doigt par ses coéquipiers lors des défaites de son équipe. "C'est avant tout un jeu d'équipe (...) Alors, il faut essayer de se comprendre, de se soutenir et d'avancer ensemble", se défend-t-il. Le vrai problème, selon lui, c'est qu'il est tombé dans une équipe de "gentils". "Ce qui nous a manqué cette année, c'est qu'on était trop gentil".

Alors que selon lui, pour avancer, il faut "être méchant." "Il faut faire une stratégie d'équipe." Il explique d'ailleurs que c'est ainsi que lors de sa première participation, son équipe raflait les victoires: "On avait cette espèce de hargne en nous qui était folle", se souvient-il encore en repensant aux 5 victoires menées d'une traite. Il explique d'ailleurs qu'il aurait fallu des grandes gueules chez les jaunes cette année, histoire de les recadrer: "On était en mode Bisounours ici, franchement, c'était le Club Med", avoue-t-il encore.

Sa victoire: le feu

Pourtant parmi les jaunes, Dylan, lui, n'était pas là pour faire des câlins. Cédric s'est d'ailleurs très rapidement pris d'amitié pour lui. Si on aurait pu croire que leur "bromance" naissante allait en prendre un sacré coup, après que Dylan ait voté contre lui au Conseil, il n'en est rien.

Les deux ex-coéquipiers continuent encore à se voir en dehors de l'émission et il ne lui en veut pas du tout. "Je n'étais pas du tout surpris qu'il ait voté contre moi puisqu'on en a parlé ensemble avant mon élimination", déclare Cédric.

Le côté stratège du Luxembourgeois ne l'a donc pas dérangé, en revanche, il le met en garde: "Il va falloir qu'il fasse attention. Il aurait dû plus cacher son jeu et être plus stratège.", lâche-t-il au regard du dernier épisode de Koh-Lanta. Il fait d'ailleurs partie des candidats qu'il aimerait voir gagner avec Alban, Jérémy, Candice et encore Clémentine, qu'il considère comme étant "une belle personne qui est très franche avec un mental d'acier".

Bref, si il résume son aventure comme étant chaotique, il est tout de même ravi d'avoir réussi à faire un feu en moins de 3 minutes sur l'île de l'exil. Pour lui, c'était hyper important: "Au moins, ça me fait partir sur une bonne note et ça met un petit point positif dans cette aventure", conclut-il enfin.

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