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Voici ce qu'il y a à savoir à propos de l'escalade entre la Russie et les États-Unis si tu as raté un épisode

12 avril 2018

Depuis l'attaque chimique présumée en Syrie le week-end dernier, les tensions entre Washington et Moscou n'ont fait que s'exacerber. Aujourd'hui, des menaces militaires ont été faites, Donald Trump semble tenir une position offensive, l'ONU s'inquiète... Bref, voici ce que tu dois savoir si tu as raté les infos dernièrement. 

1. L'attaque chimique potentielle en Syrie

Le week-end dernier, la population de Douma en Syrie a été frappée par une potentielle attaque chimique. Pourquoi potentielle? Car jusque maintenant, le régime syrien ainsi que son soutien russe n'ont pas admis avoir utilisé des bombes chimiques contre la population syrienne actuellement située en zone rebelle. Mais cette attaque et la situation en Syrie ont provoqué une escalade de tensions entre les États-Unis et la Russie. Pour Donald Trump, c'est Bachar el-Assad et Vladimir Poutine qui sont tous les deux responsables de l'attaque.

2. Tweet de Donald Trump

Hier en début d'après-midi, c'est un tweet qui a valu à Donald Trump de faire la Une de tous les médias. Il a annoncé hier mercredi une attaque prochaine en Syrie et ce 48 heures après avoir déclaré qu'il fallait prendre une décision forte pour réagir après l'attaque chimique présumée à Douma. Avec ce tweet, il rompt tous les codes diplomatiques établis, une fois encore. Du côté du Kremlin, que Donald Trump tient pour responsable en partie de l'attaque, le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré qu'il "ne participerait pas à a twito-diplomatie" peut-on lire sur rfI.

Dans son tweet, le président américain a été on ne peut plus clair: "Les Russes jurent détruire tous les missiles qui s’abattront sur la Syrie. Mais que les Russes se tiennent prêts, car ils arrivent, ils sont beaux, neufs, et intelligents. Vous ne devriez pas être les partenaires d’un animal qui gaze et tue son peuple". Dans un deuxième tweet, il a ensuite continué: "Les relations avec la Russie sont pires aujourd'hui qu'elles ne l'ont jamais été y compris pendant la Guerre froide. Il n'y a aucune raison pour cela. La Russie a besoin de notre aide pour son économie, quelque chose qui serait très facile à faire, et nous avons besoin que tout le monde travaille ensemble. Arrêter la course aux armements?"

Du côté russe, l'ambassadeur au Liban Aleksander Zasypkin s'est exprimé de façon menaçante en réponse aux menaces américaines peut-on lire dans Le Monde. "En cas de frappe américaine (...), les missiles seront détruits, de même que les équipements d'où ils ont été lancés". Vladimir Poutine, lui, a dit espérer que le "bon sens" l'emporterait dans cette crise.

3. Frappe militaire?

Même si aujourd'hui, une frappe en Syrie semble inévitable, cela pourrait ne pas être pour tout de suite. Car pendant que Trump rabâchait encore les oreilles de tout le monde sur l'ingérence russe dans sa campagne, et mêlait deux histoires sans lien direct, le secrétaire à la Défense a un peu calmé le jeu. Il a déclaré avoir pour le moment présenté les options militaires à Donald Trump mais qu'ils étaient toujours en train d'évaluer l'attaque chimique pour déterminer l'origine de celle-ci. En attendant, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a affirmé de son côté que les discussions étaient toujours en cours "que toutes les options sont sur la table, la décision finale n'a pas été prise".

4. Theresa May s'invite dans la partie

Pendant que le chef de la CIA et Mike Pompeo, le secrétaire d'État, faisaient des allers-retours à Washington, c'est le Royaume-Uni qui a pris position dans cette escalade des tensions. Theresa May s'est dit prête à "soutenir les États-Unis dans une attaque militaire contre la Syrie", selon la BBC. May a convoqué une réunion supplémentaire du cabinet mais n'a pas encore commenté officiellement. Le soutien apporté par Theresa May ferait entrer l'Europe également dans ce conflit. De son côté, Emmanuel Macron a également déclaré qu'il n'était pas contre l'intervention militaire en Syrie, mais il voulait attendre les résultats de l'enquête.

5. L'ONU a peur que tout dérape

En attendant, l'ONU, Organisation des Nations Unies, a peur. Peur que la Syrie ne devienne le terrain de jeux des US et de la Russie et que la population syrienne ne souffre encore plus. "N'oublions pas qu'au final, nos efforts visent à mettre un terme à la terrible souffrance du peuple syrien, a rappelé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Pour lui, il fait "éviter une situation hors de contrôle" et a appelé les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de trouver un terrain d'entente sur le conflit en Syrie. Les cinq membres permanents sont les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

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