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L'ex-directeur du FBI, James Comey, sans pitié avec Donald Trump: il le compare à un parrain de la mafia

13 avril 2018

Suite à son licenciement du post de directeur du FBI par Donald Trump, James Comey a sorti son stylo pour dézinguer poliment le président américain. Dans un livre de 300 pages, Comey dépeint un président qui s'apparente plus à un parrain de la mafia que d'un chef d'État. Si il n'a pas encore réagi, la réponse de Trump sera sans doute cinglante. 

Malgré tous leurs efforts, James Comey et ses éditeurs n'ont pas réussi à garder secret le contenu du livre de l'ancien directeur du FBI. Ce vendredi, le Washington Post et le New York Times ont fait fuiter quelques passages de l'ouvrage intitulé A Higher Loyalty (Une loyauté supérieur) traduit Vérités, mensonges et leadership en français.

Pendant plus de 300 pages, James Comey raconte les 6 mois où il a côtoyé le président américain. De leur première rencontre à son licenciement. Chaque entretien entre les deux hommes sont méticuleusement décrits par l'ancien patron du FBI et ce n'est pas vraiment flatteur pour le président américain. Ici, pas de scoop ou de révélation sortie de nulle part. Non, simplement des faits extrêmement détaillés qui permettent de se faire une idée réelle du caractère de Donald Trump.

Mafia

Comme tout bon auteur qui se respecte, James Comey dresse une description physique du président. Il explique que les mains du président sont plus petites que les siennes. Un détail dont tu te fous sûrement mais pas Trump. Selon Comey, le président est extrêmement soucieux de la taille de ses attributs. On ne veut pas vraiment en savoir plus. Comey décrit le visage de Trump "légèrement orangé, avec des demi-lunes brillantes sous les yeux" ce qui serait le résultat des lunettes de bronzage. Il précise également que ses cheveux dorés "semblent lui appartenir".

Ensuite, il dresse un portrait beaucoup plus sombre du clan Trump: "Le cercle silencieux d'approbation. Le boss qui contrôle tout. Les serments d'allégeance. La vision antagoniste du monde - eux-contre-nous. Le mensonge à propos de toute chose, grande et petite, au service de quelque code de loyauté qui place l'organisation au-dessus de la moralité et au-dessus de la vérité." Il raconte aussi que le président lui a demandé "sa soumission" tel un parrain de la Cosa Nostra.

Pince-sans-rire

James Comey précise également qu'il n'a jamais vu Donald Trump rire. Selon lui, c'est la marque "de sa profonde insécurité, de son incapacité à être vulnérable ou à se risquer à apprécier l'humour d'autrui, ce qui, à la réflexion, est vraiment triste chez un dirigeant, et un peu effrayant chez un président."

Enfin, le patron du FBI déchu tire le bilan de ce mandat compliqué de Donald Trump: "Ce qui se passe n'est pas normal, ce n'est pas de l'info bidon, ce n'est pas OK. (…) Notre pays traverse une période dangereuse, avec un environnement politique où les faits les plus simples sont contestés, où la vérité élémentaire est mise en doute, où le mensonge est banalisé, le comportement malhonnête ignoré, excusé ou récompensé." Donald Trump n'a pour l'instant pas encore réagi mais il suffit de scruter son compte Twitter, ça ne devrait pas tarder.

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