Sergei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de la Russie

© EPA

La Russie échoue à faire condamner les frappes aériennes lors d'un vote au Conseil de sécurité de l'ONU 

14 avril 2018

La Russie a demandé au Conseil de sécurité de voter une résolution afin de condamner les frappes aériennes qui ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Cela s'est soldé par un échec pour Moscou: la résolution n'a pas recueilli suffisamment de voix pour être adoptée. 

La Russie a demandé au Conseil de sécurité de voter une résolution condamnant les frappes aériennes américaines, françaises et britanniques en Syrie. Résultat? Un échec pour Moscou: la résolution n'a pas recueilli les neuf voix nécessaires pour faire passer la résolution.

"Une violation de la Charte des Nations unies"

La Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour l'adoption de la résolution. Huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus. Le projet de texte russe, long de cinq paragraphes, exprimait sa "grande inquiétude" face à "l’agression" contre un État souverain, qui violait, selon Moscou, "le droit international et la Charte des Nations unies".

Depuis l'attaque chimique présumée en Syrie le week-end dernier, les tensions entre le monde occidental et la Russie n'ont fait que s'aggraver. Une opération militaire a eu lieu en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi afin de "punir" Bachar al-Assad de l'attaque à l'arme chimique contre les citoyens.

Les États-Unis "prêts à dégainer de nouveau"

Cette action a été menée conjointement avec la France et le Royaume-Uni, alors qu'une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) se trouvait sur place afin de réunir des éléments concernant les attaques chimiques présumées du 7 avril à Douma. C'est en réponse à cela que la Russie a demandé au Conseil de sécurité d'adopter une résolution visant à condamner l'opération militaire.

"J'ai parlé au président (Donald Trump) ce matin, il a dit que si le régime syrien continuait d'utiliser ce gaz toxique, les Etats-Unis étaient prêts à dégainer de nouveau", a dit pour sa part l'ambassadrice des États-Unis, Nikki Haley, devant le Conseil de sécurité. Elle a ensuite réaffirmé que les États-Unis étaient dans leur droit pour mener des attaques aériennes en Syrie, a rapporté La Libre Belgique.

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