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Les bouchons des tunnels te font péter un câble? Tu peux remercier la gestion bruxelloise de Pascal Smet

29 mai 2018

Les tunnels de Bruxelles sont le fruit d'années de mauvaise gestion et de politique laxiste qui ont provoqué d'énormes dégâts économiques. Les automobilistes sont constamment bloqués par le trafic pour entrer dans la capitale. La fermeture des tunnels de Reyers a causé un chaos monstre. Bientôt, c'est le tunnel Léopold II qui fermera et ce sera l'enfer niveau embouteillages.

Toute personne sensée qui se penche sur la mobilité sait qu'une pluralité des transports est indispensable. L'époque où la voiture était reine est finie depuis longtemps. Mais la façon dont Bruxelles traite ses banlieusards défie lentement l'imagination. Après des années de mauvaise administration, ils paient aujourd'hui la facture.

Les tunnels sont déjà assez anciens. Ils datent des années 50, mais ils peuvent parfaitement tenir 100 ans. Mais pour cela, ils doivent être entretenus. Lorsque les tunnels étaient fermés la nuit, ce n'était que pour un travail superficiel ou un simple nettoyage. La structure de base des tunnels à Bruxelles est "systématiquement négligée" et "oubliée" dans la capitale, a déclaré Marc Peeters, le président de l'ADEB-VBA, l'organisation faîtière des grands groupes de construction en Belgique.

85 millions versus 1,4 milliard

Sur une période de 6 ans, jusqu'en 2016, seulement 85 millions d'euros ont été dépensés pour l'entretien des tunnels à Bruxelles. En comparaison, 1,4 milliard d'euros ont été consacrés aux transports en commun dans la capitale. Un choix que l'on doit à Pascal Smet, le ministre de la Mobilité sp.a.

Avec les travaux de restauration des tunnels, rouler dans la capitale relève plus de l'expédition punitive qu'autre chose. Les automobilistes qui empruntent le côté est de la ville, avec les tunnels Reyers, doivent affronter l'enfer des embouteillages. Et ce n'est pas le calendrier absurde prévu par Bruxelles qui va les aider: les travaux viennent seulement de commencer dans le tunnel Léopold II, et ils devraient se terminer en mai 2020. Il y aura de nouveaux murs, un nouveau toit et un nouveau revêtement sur la route.

Étranglement

Le tunnel, un axe de circulation crucial pour entrer dans la ville, est normalement réduit durant les mois d'été de juillet et d'août. Ce qui a pour conséquence directe d'obliger 80.000 voitures à se chercher un autre itinéraire pour entrer dans Bruxelles. La pression sur l'A12 et sur le boulevard de l'Industrie à Anderlecht risque d'augmenter énormément. Une pression qui avait déjà grandement augmentée avec la fermeture du tunnel Reyers. Jusqu'ici, Bruxelles Mobilité n'a eu pour seul conseil de prendre des itinéraires alternatifs.

Face aux scénarios d'étranglement de la circulation qui se profilent, les transports en commun se présentent comme une alternative idéale. Le parking C du Heyzel est devenu le rendez-vous des adeptes du co-voiturage. La STIB a déployé des bus et des tramways supplémentaires, et quatre lignes de métro ont accru leur capacité de transport. Des bus circulent entre Alost et Liedekerke et les trains vers Dendermonde ont augmenté leurs places.

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