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Exceptés quelques jeunes, les Belges n'osent pas investir dans le Bitcoin

20 juin 2018

Une étude commandée par la banque ING montre que les investisseurs belges sont plutôt frileux vis-à-vis du Bitcoin. La cryptomonnaie n'intéresse potentiellement que 20% des investisseurs.

Des traders qui deviennent soudainement très riches grâce au Bitcoin, des arnaques de plusieurs milliers de dollars rendues possibles par l'usage de cryptomonnaies, des pays qui réfléchissent à se créer une monnaie nationale numérique et cryptée... les histoires sur le Bitcoin et ses pairs ne manquent pas dans la presse de nos jours.

Logiquement, cette large présence médiatique aurait pu s'accompagner d'un intérêt croissant pour ces monnaies que certains voient comme le moteur d'une révolution monétaire imminente. Et pourtant, c'est loin d'être le cas en Belgique, si l'on en croit cette enquête commandée à l'Université de Gand par la banque ING.

Phénomène marginal

Dans son Baromètre des investisseurs du mois de mai, l'institution bancaire d'origine néerlandaise relève que l'investisseur belge est de nature plutôt irrégulière. Et lorsqu'il s'agit des cryptomonnaies, il semble à première vue carrément peureux - ou prudent, c'est au choix.

"Bitcoin reste un phénomène marginal qui trouve une certaine résonance que chez les jeunes investisseurs", écrit ING. Prêts d'un tiers des jeunes investisseurs se disent prêts à mettre de l'argent dans les crypto. Par contre, les investisseurs plus âgés - au-delà des 45 ans - n'ont pas trop confiance en ces monnaies du futur.

Problème de connaissance

En réalité, la raison principale de ce manque d'engouement ne viendrait pas d'un excès de prudence mais d'une connaissance insuffisante du milieu. "Malgré la couverture importante de ce sujet dans la presse, seuls 67 % des investisseurs belges connaissent Bitcoin, tandis que 33 % ignorent totalement ce qu’est Bitcoin", poursuit la banque.

Et au-delà des 45 ans, ce désintérêt - ou cette lacune - est encore plus grand. "Chez les investisseurs plus âgés, il reste à peine 15 %, d’un pourcentage déjà plus faible d'investisseurs, ayant déjà entendu parler de Bitcoin". Comme conclut justement l'étude, "le fossé générationnel joue vraisemblablement un rôle dans ce domaine".

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