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Quand la porte-parole de la Maison-Blanche se fait dégager d'un restaurant car elle travaille pour Donald Trump

24 juin 2018

Sarah Sandard, la porte-parole de la Maison-Blanche, affirma avoir été mise à la porte d'un restaurant en Virginie. La raison? Car elle travaille, justement, pour le président des États-Unis. Un acte qu'assume pleinement la directrice du restaurant en question.

Les temps sont difficiles pour les membres de l'administration Trump. Surtout quand ils décident d'aller se faire un petit resto. Cette semaine, Kirstjen Nielsen, la ministre américaine de la Sécurité intérieure, avait été prise à partie dans un restaurant par des activistes qui lui reprochaient de soutenir la politique migratoire de Donald Trump. Une conséquence directe des révélations concernant le fait que des enfants sont séparés de leurs parents sans-papiers aux States.

"Son acte en dit plus sur elle que sur moi"

Au moins, elle a pu manger un petit bout. Ce qui n'a pas été le cas de Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, qui a raconté sur Twitter avoir été priée de dégager d'un restaurant à Lexington, en Virginie. La propriétaire l'a reconnue et lui a reproché de travailler pour Donald Trump, ce qui l'a poussée à virer Sanders de son restaurant.

"La nuit dernière, la propriétaire du restaurant Red Hen de Lexington m'a demandée de partir car je travaille pour le président des États-Unis et je suis partie en restant polie", a expliqué la porte-parole de la Maison-Blanche sur Twitter. "Son acte en dit plus sur elle que sur moi. Je fais toujours de mon mieux pour traiter les gens, même ceux avec qui je ne suis pas d'accord, respectueusement, et je continuerai à le faire."

La patronne assume totalement

L'incident a été relayé dans un premier temps par un employé, qui a raconté sur Facebook avoir servi Sarah Sanders "2 minutes avant que sa boss ne la vire du restaurant avec 7 membres de sa famille". La propriétaire du restaurant en question a confirmé la version des faits de son employé et de Sanders. Et elle assume totalement, comme elle l'a raconté au Washington Post.

"Je bafouillais un peu, mais j'ai donné mon point de vue d'une manière polie et directe. J’ai expliqué que l’établissement avait des valeurs que j’entendais défendre telles que l’honnêteté, la compassion et l’entraide." BIM. Sanders aurait accepté de partir sans faire de scandale, et même de payer ce qu'elle avait commandé alors qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps de manger. La propriétaire a refusé. "Je referais la même chose. Nous pensons juste que les gens doivent être en accord avec leurs convictions à certains moments. C'était l'un de ces moments."

Bon, son geste ne lui a pas attiré que des messages de sympathie. Si beaucoup l'ont félicité, des élus républicains sont montés au créneau comme le gouverneur Mike Huckabee sur Twitter: "Bigoterie au menu du restaurant Red Hen à Lexington. Ou vous pouvez demander "l'assiette de la haine". Et les apéritifs sont des "petites assiettes pour les petits esprits". Le combat est rude également sur les plate-formes de notation des restaurants: les fans de Donald Trump prennent un malin plaisir à pourrir la réputation en ligne du Red Hen par exemple. Les prochaines semaines risquent d'être difficiles pour le Red Hen et sa proprio...

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