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Proximus veut entrer dans l'arène du streaming et lancer un Netflix à la belge

28 juillet 2018

La CEO de Proximus a de l'ambition et veut développer sa propre plateforme de streaming, apprend-on dans Het Laatste Nieuws. Se doter de son propre Netflix, mais en quoi cela consiste exactement? 

Dominique Leroy n'en finit pas de révolutionner la société de télécommunications belge, Proximus. Au début de sa prise de fonction, la CEO e Proximus avait annoncé toute une série d'objectifs à atteindre. La modernisation des services était notamment l'un de ces objectifs et il semble que la réalisation de celui-ci soit en bonne voie. Car Proximus a annoncé vouloir sa propre plateforme de streaming à l'image de Netflix. Alors évidemment, on a le droit de se poser la question: quel est le but de créer une copie de Netflix? Peut-on vraiment rivaliser?

Selon Dominique Leroy, interrogée par HLN, justement "ce ne sera pas une copie de Netflix". Mais selon elle, on peut apprendre beaucoup d'une plateforme de streaming comme Netflix qui attire énormément d'abonnés.

Une plateforme avec des contenus locaux

Ce qui est intéressant à prendre chez Netflix, c'est la manière simple pour les utilisateurs d'avoir accès à des contenues. Mais à l'heure actuelle, la plupart des contenus proposés par Netflix sont des productions hollywoodiennes, et ce n'est pas ce que Proximus a en tête.

L'idée, concrètement serait de créer une plateforme sur laquelle seraient regroupés des contenus locaux (le plus possible) et d'autres programmes étrangers. La société de télécommunications aurait déjà plusieurs partenaires avec qui cela pourrait être rendu possible. "L'intention est surtout de mettre nos programmes locaux sous le feu des projecteurs. Nous avons déjà passé la phase à l'étude. La plateforme ne sera pas là demain, mais nous parlons déjà à plusieurs partenaires. On ne peut pas encore dire de qui il s'agit" a déclaré Dominique Leroy au Laatste Nieuws.

Pour la pub?

La création d'une telle plateforme pourrait aussi permettre de récolter beaucoup de données sur les utilisateurs et pouvoir attirer les annonceurs. "Cela devrait permettre aux annonceurs de faire de la publicité plus efficacement, dans le but qu'une partie de ce gâteau, qui va aujourd'hui principalement vers Facebook et Google, puisse rester en Belgique" ajoute-t-elle encore.

L'annonce de ce projet de plateforme arrive dans un contexte compliqué. La possibilité qu'une quatrième opérateur entre sur le marché des télécoms est en effet d'actualité. Et pour Dominique Leroy, "il n'y a pas de place pour ça". Mais ce n'est pas l'avis du ministre fédéral en charge des télécommunications, Alexander De Croo.

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