© epa

Le syndicat socialiste veut à nouveau se mettre en grève le 2 octobre

27 août 2018

Le syndicat socialiste prévoit une grève générale pour le 2 octobre. Il proteste contre les dernières mesures prises par le gouvernement Michel. Dans l’accord d’été, il a été décidé de rendre les pensions complémentaires plus difficiles à obtenir et de réformer, entre autres, les allocations de chômage. "Inacceptable", affirme l'aile francophone de la FGTB et leur chef Robert Vertenueil. La question est de savoir si la CSC va suivre.

Ça devait arriver après l'accord d'été: la protestation sociale. Dans cet accord, on trouve le fameux "jobdeal", un ensemble de mesures visant à inciter davantage de personnes à travailler. Les prestations de chômage vont augmenter au cours des six premiers mois durant lesquels une personne est sans travail mais elles diminueront plus rapidement par la suite. Cette augmentation peut être significative.

Le gouvernement fédéral va également accorder une prime d’outplacement (reclassement professionnel) à ceux qui peuvent retourner au travail. Celle-ci pourra monter jusqu’à 1.800 euros. Les programmes de rééducation des Régions seront exonérés d’impôt. Ceux qui y assisteront ne verront pas leurs allocations de chômage baisser. Prendre son temps sera à nouveau difficile, sauf si c'est pour assister à une formation.

Aile francophone contre aile flamande

Et puis, bien sûr, il y a le fameux RCC, le régime de chômage avec complément d’entreprise, soit le nom technique pour la prépension. Les règles pour le RCC sont redevenues beaucoup plus strictes. Les âges minimum sont 59 ans en 2019 et 60 ans pour 2020.

Ce qui est inacceptable pour l'aile francophone de la FGTB. En réponse, leur président Robert Vertenueil veut lancer une grève générale le 2 octobre. À cette date, un certain nombre d'actions étaient déjà planifiées afin de pouvoir facilement les convertir en un grand jour d'action. Son syndicat va plus que probablement adopter sa proposition.

Mais la FGTB aimerait que cette grève soit massive et que la CSC y prenne part également. Le syndicat chrétien a dans le passé déjà laissé tombé des actions prévues à l'encontre du gouvernement fédéral. Contrairement au syndicat socialiste, la fédération chrétienne a des liens évidents avec les partis au sein du gouvernement: le CD&V est le partenaire privilégié de l'ACV (la branche flamande de la CSC). De plus, le centre de gravité de cette confédération se situe en Flandre et le désir de frapper y est beaucoup moins important qu'en Wallonie. Donc, la question majeure est de savoir si la FGTB francophone réussira à envoyer au front l'ABVV, l'aile flamande de la FGTB, et si ensuite elle sera rejointe par les autres syndicats pour une action majeure le 2 octobre.

Déjà lu?

Déjà lu?