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Malgré leurs promesses, ces multinationales se fournissent en huile de palme et accélèrent la déforestation

19 septembre 2018

Des multinationales comme Unilever, Nestlé, Mondelez, Colgate-Palmolive ou L’Oréal avaient promis qu'elles allaient faire des efforts pour lutter contre la destruction des forêts tropicales d’Indonésie pour générer de l'huile de palme. Greenpeace révèle aujourd'hui qu'elles sont toujours impliquées dans la déforestation.

Nestlé s’est engagée à s'approvisionner de façon responsable en huile de palme. Sur son site, la multinationale indique soutenir "l’engagement du Consumer Goods Forum vis-à-vis d’un taux zéro de déforestation nette d’ici 2020". Le ton est le même chez Unilever ("trouver des solutions pour mettre un terme à la déforestation"), L'Oréal ("notre ambition Zéro Déforestation") ou encore Mondelez.

Selon Greenpeace, ces multinationales tiennent des discours mensongers. Malgré leurs engagements, ces multinationales restent impliquées dans la destruction des forêts tropicales d’Indonésie en se fournissant chez des producteurs ayant détruit plus de 130.000 hectares de forêts - une surface 8 fois plus grande que la Région de Bruxelles-Capitale.

25 producteurs

Parmi les zones déforestées, 40% (51.600 hectares) "se trouvent en Papouasie indonésienne, une des régions du monde les plus riches en biodiversité et qui était jusqu’à récemment largement préservée de l’industrie de l’huile de palme", affirme Greenpeace.

L'ONG pointe 25 producteurs d'huile de palme responsable de la déforestation croissante de l'Indonésie. 12 grandes marques se fournissent auprès d’au moins 20 de ces 25 producteurs d’huile de palme dont Unilever, L'Oréal, Nestlé, Mars, Mondelez, PepsiCo, Kellogg's et Colgate-Palmolive", écrit Greenpeace dans un communiqué de presse. Wilmar, le plus gros négociant d’huile de palme au monde, est le principal client de 18 de ces 25 producteurs. Et il fournit ces multinationales.

"Ces multinationales doivent régler le problème une bonne fois pour toutes en suspendant leurs relations avec l’entreprise Wilmar tant qu’elle ne peut pas prouver que son huile de palme ne contribue pas à la déforestation", conclut Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts à Greenpeace France.

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