"Pendez les blancs": un rappeur va trop loin et déclenche une énorme polémique en France avec son morceau

27 septembre 2018

Nick Conrad, un rappeur inconnu du grand public jusqu'à présent, fait la une de l'actualité après la diffusion de son morceau "Pendez les blancs". Ses paroles violentes et assumées ont déclenché une vive polémique et les critiques de nombreux politiques. Une enquête a même été ouverte par le Parquet de Paris pour "incitation à la haine".

"Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands. Fouettez-les fort faites-le franchement, que ça pue la mort que ça pisse le sang": voilà une partie du texte que l'on peut retrouver dans la chanson Pendez les blancs de Nick Conrad.

Si le nom de ce mec ne te dit rien, c'est plutôt normal. Jusqu'à ce que ce morceau ne soit relayé par certains politiques choqués, on n'avait pas vraiment entendu parler de lui. Pourtant, même le polémique DIeudonné avait relayé son morceau dès le 22 septembre, sans que cela ne fasse les gros titres de la presse. Mais la polémique a pris un autre tournant ces dernières 24 heures.

"Inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir"

Plusieurs membres du gouvernement français, dont le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ont vivement condamné ce morceau aux paroles crues et assumées, accompagné d'un clip tout aussi violent et sombre. "Ce clip avait pour vocation première de retracer l’Histoire du peuple noir. Ce morceau, c’est un miroir, une réponse aux injustices vécues par ma communauté depuis l’esclavage", se justifie l'artiste auprès du Parisien. "(...) Dans mon clip, qui n’est que de la fiction, j’ai voulu inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir. Et proposer une perception différente de l’esclavage."

Même s'il assume, Nick Conrad regrette cette polémique: "Pour moi, le choc était voulu, nécessaire, mais pas à un tel niveau. Les gens n’en retiennent que le négatif, ils surfent dessus ! J’ai reçu beaucoup de soutien de la part d’Américains qui ont l’esprit plus ouvert en terme d’expression artistique. Les phrases de mon morceau qui ont tant choqué, je ne les ai pas sorties de nulle part". ll balaye aussi toute forme de racisme dans son morceau: "Je voulais juste faire passer un message simple: acceptons-nous les uns les autres dans notre différence".

Il n'empêche qu'une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris suite à cette polémique pour "provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit" et que le morceau de Nick Conrad a été supprimé des réseaux sociaux: YouTube a retiré le clip en quelques heures seulement. Le rappeur risque une peine maximale de 5 ans de prison et de 45 000 euros d'amende selon les conclusions de l'enquête en cours. Et là, ça calme...

Déjà lu?

Déjà lu?