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"Je ne suis pas un paillasson": Patrick Sébastien raconte comment il a été viré de France Télévisions

21 octobre 2018

Patrick Sébastien est enfin revenu sur sa récente éviction de France Télévisions, ce samedi soir dans Les Terriens du Samedi sur la C8. Amer, l'animateur star du "Plus Grand Cabaret du Monde" ne mâche pas ses mots sur la chaîne publique française.

Véritable icône de notre enfance, Patrick Sébastien ne fera plus "tourner les serviettes" ni "danser les sardines" sur France 2. Tu ne le verras plus dans Le Plus Grand Cabaret du Monde, ni dans aucune autre émission de la télévision publique française. La direction de France Télévisions en a eu ras-le-bol du dernier ultimatum lancé par l'animateur - qui menaçait dans les colonnes du Télé Star de claquer la porte s'il ne recevait pas plus d'émissions - et a donc décidé de ne pas renouveler son contrat au-delà de septembre 2019.

Mais depuis cette révélation publique, c'était silence radio du côté de l'animateur. Invité sur le plateau de l'émission "Les Terriens du samedi" sur la C8 ce samedi soir, il est revenu pour la première fois sur son éviction de France Télévisions, pour raconter sa propre version des choses.

"Je n'ai vu personne"

"Je me suis fait virer mais il y a des gens tous les jours qui se font virer dans des situations bien plus difficiles. Il y a bien pire que ça", commence-t-il par relativiser, n'étant pas là pour "pleurer sur son sort". Mais la star de presque 65 ans tient toutefois à mettre les points sur les i, assurant qu'il n'a "pas menacé France 2" et rejetant plutôt la faute sur le journaliste de Télé Star qui a "juste voulu faire du buzz".

Il n'en veut toutefois pas personnellement à Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, même si cette dernière avait dit de lui qu'"un mâle blanc de plus de 50 ans n'était pas sa tasse de thé". En même temps, "moi en 4 ans, je l'ai vue 10 minutes", affirme-t-il en soulignant que la nouvelle présidente ne le connaissait pas réellement et n'avait donc pas dû voir beaucoup d'émissions de lui.

Ce qu'il ne digère par contre pas, c'est comment son licenciement s'est fait. "Je n'ai vu personne. Moi, depuis une semaine, je n'ai pas eu un coup de téléphone. On a convoqué ma femme qui est la directrice de ma boîte pour lui dire en cinq minutes : 'vous lui direz que c'est fini'. Au bout de 22 ans où j'ai fait gagner beaucoup d'argent au service public (...) c'est quand même un peu violent."

Et il n'a pas aimé non plus les tas de choses qu'on lui reprochait. "Quand on me parle de mes programmes vulgaires, franchement, il faut m'expliquer ce qu'il y a de vulgaire dans Le plus grand cabaret du monde", qui est, je le précise, l'émission la plus regardée sur TV5 Monde", pointe-t-il d'un ton amer.

"Allez vous essuyer les pieds ailleurs !"

Selon lui, c'est donc qu'il y a "autre chose" qui a motivé son licenciement. "Je pense qu'il y a une chose qui résume toute cette malveillance, entre parenthèses que j'ai eue. Il y a un an, pour justifier que je n'aurai plus que cette émission, ils ont fait faire une étude par un mec de France 2, donc à charge. Dans cette étude, il me démonte, le mec : je n'ai plus de talent, les émissions n'ont pas d'originalité...", raconte-t-il. "Mais surtout ce qui résume bien le tout, c'est la dernière phrase de cette étude... Je ne sais pas si tu connais la phrase 'Quand on veut se débarrasser de son chien, on l'accuse de la rage' ? La fin de ce rapport, parce que le mec est quand même obligé d'admettre qu'on fait de l'audience, la phrase, je vais l'encadrer pour mes enfants : c'est 'Patrick Sébastien fait de l'audience malgré tout, grâce à son pouvoir contaminant", poursuit-il. Et de rire jaune : "C'est de là que j'ai appris que j'étais un virus, une maladie."

Après avoir eu vent de cette étude, via son avocat, c'est là que l'animateur s'est dit : "Tout ça au bout d'un moment, tu te dis, putain, j'ai quand même une dignité, je ne suis pas un paillasson. Allez vous essuyer les pieds ailleurs !" Avant de conclure : "Un peu de respect, ça m'aurait fait du bien."

Mais le présentateur iconique n'en a pour autant pas perdu son sens de l'humour. "Je vais aller voir ailleurs, et j'ai déjà une idée d'ailleurs : moi j'aimerais bien aller sur France 2, mais quand ils ne seront plus là."

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