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Comme Neil Young ou Pharell Williams, Rihanna ne veut pas que Trump utilise sa musique

5 novembre 2018

Donald Trump peut ajouter un nouvel artiste à la liste de ceux qui ne veulent pas que leur musique soit utilisée par le président des États-Unis: Rihanna. Elle l'a fait savoir sur Twitter dimanche soir.

Quelques heures après la fusillade faisant 11 morts dans une synagogue, à Pittsburgh, Donald Trump s'est rendu à un meeting. Ce samedi 27 octobre, il a retrouvé des centaines de fans pour leur adresser un discours et il a utilisé le morceau Happy de Pharell Williams pour mettre l'ambiance. Le choix musical était inapproprié et l'artiste ne souhaitait pas voir sa musique associée à Trump. Ce dernier lui a envoyé ses avocats et une demande de cessation.

Une semaine après, c'est Rihanna qui tient à se distancier du président des États-Unis. La pop star a vu passer dimanche soir un tweet de Philip Rucker qui décrivait l’atmosphère des rassemblements de Trump. Le reporter du Washington Post indiquait qu'une de ses chansons étaient jouées et cela a fortement irrité la chanteuse des Barbades.

Le tweet de Philip Rucker

"Cela a été dit un million de fois, mais voici la million et unième fois. Les rassemblements de Trump ne ressemblent à rien d’autre en politique. À l’heure actuelle, la chanson "Don't Stop the Music" de Rihanna résonne à Chattanooga alors que ses collaborateurs jettent des t-shirts Trump gratuits dans la foule, comme un jeu de balle. Tout le monde adore ça."

Une heure après, la réponse de Rihanna est tombée

"Plus pour longtemps… ni moi ni mon peuple ne participerons à l'un de ces rassemblements tragiques, alors merci pour le signalement Philip!"

Comme Neil Young ou Aerosmith avant elle

Rihanna avait déjà appelé ses fans à voter pour les élections de mi-mandat qui se déroulent actuellement aux États-Unis. Mais cette fois elle prend carrément position contre Donald Trump et rejoint de la sorte une foule d'artistes engagés contre le président actuel des États-Unis.

Dans la liste des musiciens qui ne souhaitent pas voir leur musique utilisée par les équipes de chauffe de Trump, il y a Steve Tyler (chanteur d'Aerosmith), les successeurs de Prince, (pour l’utilisation de Purple Rain), Neil Young qui lui a adressé un joli "Fuck You", R.E.M. ou encore les ayant-droits de Queen pour l'usage de We are The Champions. Les White Stripes se sont également plaints de voir Seven Nation Army utilisée par Trump.

Mais ces artistes ne peuvent à priori pas faire grand-chose. Car, pour diffuser une musique dans un espace public, il suffit d'obtenir une licence d'utilisation pour un espace public. À la différence des droits pour une utilisation commerciale, la licence d'utilisation dans l'espace public ne requiert pas l'accord de l'artiste concerné.

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