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De Lijn applique ses menaces: il n'y aura plus d'arrêts à la gare du Nord à cause des nuisances

23 novembre 2018

Roger Kesteloot, PDG de la société de transport De Lijn, a annoncé vendredi matin qu'il supprimerait temporairement les arrêts de la gare de Bruxelles-Nord. Il entend ainsi éviter les nuisances que causeraient les transmigrants. Environ 30 lignes de bus seront déplacées temporairement vers d'autres arrêts plus sûrs.

De Lijn avait déjà menacé de bouger plus tôt et il le fait maintenant par la force. Interrogé ce matin sur Radio 1, Roger Kesteloot, PDG de la société de transport De Lijn, a annoncé qu'il supprimerait temporairement les arrêts de la gare de Bruxelles-Nord à partir de lundi prochain. "Il ne s'agit pas d'un changement d'itinéraire, mais un déplacement des arrêts", a expliqué Kesteloot. Les nouveaux arrêts se feront du côté de la gare, devant le bâtiment BNP Paribas et Rogierplein. Le guichet sera également temporairement fermé. "Il y a vraiment trop de nuisances ici."

Peu hygiénique et dangereux

"Nous avons déclaré il y a une semaine qu'il était temps que les autorités bruxelloises prennent des mesures structurelles pour remédier à ces problèmes", a déclaré Kesteloot. Cela ne s'est pas produit et il a donc décidé d'arrêter temporairement d'utiliser les arrêts. "Rien n'a changé du tout, la situation ne s'est pas améliorée, elle reste insalubre et le problème de la sécurité demeure".

La gare du Nord de Bruxelles dispose de huit plateformes en sous-sol où environ 30 lignes de bus ont leur dernier arrêt. C'est un endroit où les chauffeurs prennent souvent leur pause, mais l'endroit est devenu de moins en moins accueillant. Beaucoup de transmigrants qui attendent dans le parc Maximilien vont se réfugier du froid dans les sols souterrains de la gare du Nord.

"Ils ont monté des tentes improvisées, il y avait beaucoup de déchets sur le sol et d'excréments. La situation n'est pas hygiénique ", a déclaré Kesteloot sur Radio 1. Jeudi dernier, ils ont découvert qu'au moins sept fonctionnaires avaient été volés.

"Nos voyageurs sont les victimes"

Cette mesure est toutefois temporaire. "Nous espérons que cela sera résolu", a répondu Kesteloot. "La durée de cette mesure dépend de la réaction des autorités sur place et j'espère qu'elles prennent leurs responsabilités."

“Nous ne pouvions simplement pas faire autrement. La situation est impossible en ce qui concerne la sécurité et l’hygiène, c’est valable tant pour nos chauffeurs que nos voyageurs”, a affirmé le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), lors de l’émission De Ochtend de la VRT-radio. Kesteloot a ajouté que la faute était à imputer à la région de Bruxelles-Capitale. "En 1995, un accord de bail a été signé avec la région bruxelloise. En tant qu'entité responsable, elle a l'obligation de veiller à la sécurité, à l'ordre et à la propreté. Cela ne s'est pas fait. "

"J'espère toujours une solution structurelle", a poursuivi Kesteloot. De Lijn envisage de construire un nouveau terminal de bus à proximité de la gare du Nord. Un projet pour lequel Ben Weyts a déjà débloqué des fonds. "Mais la décision concernant le permis de construire est toujours en attente de réponse", a déclaré Kesteloot. "Notre demande de construction date de mai de l'année dernière, mais nous n'avons pas encore reçu de réponse."

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