© epa

Gilets Jaunes: de nouveaux débordements sur les Champs-Elysées mènent à au moins 270 interpellations 

1 décembre 2018

C'est reparti sur les Champs-Elysées! Une semaine après le premier rassemblement des Gilets Jaunes sur la plus belle avenue du monde, les manifestants ont remis ça ce samedi matin et il n'a pas fallu attendre longtemps pour que la situation dégénère. De nouveaux affrontements avec la police ont eu lieu: au moins 270 arrestations sont à signaler. 

Ce samedi, les Gilets Jaunes célèbrent les trois semaines de leur mouvement initié le 17 novembre dernier. Une semaine après leur rassemblement sur les Champs-Elysées, les manifestants ont remis ça et on a une impression de déjà vu. Les Gilets Jaunes sont en effet arrivés aux alentours de 8h sur l'avenue la plus célèbre du monde.

Mais très vite, ils ont voulu forcer un point de contrôle de la police pour atteindre la place de l'Etoile. La manifestants ont donc dû être repoussés par les forces de l'ordre à coup de gaz lacrymogène et de fumigènes.Les manifestants ont répliqué en balançant de la peinture jaune sur les forces de l'ordre ainsi que quelques pétards.

Comme la semaine dernière, BFMTV annonce que les Gilets Jaunes ont réquisitionné des barrières pour créer des barricades artisanales en plein milieu de la chaussée. Des feux ont également été lancé à proximité de l'Arc de Triomphe. Plusieurs personnes ont été interpellées pour port d'arme prohibé. Au final, 270 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre à la mi-journée. À 18h, on signale 92 blessés, dont 14 parmi les forces de l'ordre.

Haute sécurité

Une semaine après une journée très chaude sur les Champs, la sécurité était renforcée ce samedi matin. Les forces de l'ordre sont arrivées sur place aux alentours de 6h du matin pour préparer l'arrivée des manifestants.

Contrairement à la semaine dernière, toute personne désirant se rendre sur les Champs-Elysée doit se soumettre à un contrôle d'identité et une fouille des sacs. De plus, des points de filtrage ont été installés à chaque rues adjacentes des Champs-Elysées. Des palettes de bois ont également été installées devant les vitrines des magasins pour limiter la casse en cas de gros débordements. Malheureusement, cela n'a pas empêché les casseurs de s'en prendre à plusieurs établissements comme une banque située sur le boulevard Haussmann. Plusieurs pillages ont été également signalés par les autorités, plus précisément sur l'Avenue Kléber.

En tout, on parle de 5.000 policiers mobilisés et des zones de Paris complètement interdites au public comme la place de la Concorde.

Voitures en feu

Durant l'après-midi, les évènements ont vraiment dégénéré un peu partout dans la ville. Plusieurs voitures ont été incendiées, dont des véhicules de la police. Les pompiers ont été caillaissés en intervenant pour contrôler ces multiples incendies.

Au total, Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur comptabilise "3000 casseurs" rassemblés place de l'Etoile, à midi. Vu leur nombre, les manifestants ont donc pu accéder à l'Arc de Triomphe et monter tout en haut. Le monument a même été tagué.

Macron réagit

Aux alentours de 20h, le président Emmanuel Macron s'est exprimé depuis l'Argentine où il participe à un sommet du G20. Le chef d'État condamne les actes de violence de cette journée: "Ce qu'il s'est passé aujourd'hui à Paris n'a rien à voir avec l'expression pacifiste d'une colère légitime (...) Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l'Arc du Triomphe soit souillé."

Voici les CRS peints en jaune

Ça a pété sous l'Arc de Triomphe

L'Arc de Triomphe a été tagué

Les grenades lacrymogènes étaient bel et bien de sortie

Voici une photo de Paris prise du ciel

Les pompiers agressés pendant qu'ils contrôlent un incendie

Des carcasses de voiture dans les rues de Paris

Déjà lu?

Déjà lu?