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La Banque mondiale double son budget pour le climat et libère 200 milliards de dollars

3 décembre 2018

La Banque mondiale voit le réchauffement climatique comme "une menace existentielle pour les plus pauvres et les plus vulnérables". Ce lundi, l'institution financière internationale a décidé de doubler son budget alloué à la cause environnementale pour les cinq prochaines années. Elle a libéré 200 milliards de dollars (environ 176 milliards d'euros).

L'urgence climatique est actuellement sur toutes les lèvres et dans tous les rapports. COP24, G20, marche pour le climat... ce week-end était marqué par les questions environnementales. Et comme pour bien marquer le coup, ce lundi, c'est la Banque mondiale qui se joint à la cause.

L'institution financière internationale a annoncé qu'elle doublait son budget alloué à la lutte contre le réchauffement climatique. Pour 2021-2025, environ 200 milliards de dollars (176 milliards d'euros) ont été libérés "afin d'aider les pays à prendre des mesures ambitieuses pour lutter contre le changement climatique", indique l'organisation bancaire dans un communiqué.

Menace existentielle

La Banque mondiale espère que cette enveloppe enverra un message fort "à la communauté mondiale" et leur fera reconnaître "l’impact croissant des changements climatiques sur les vies et les moyens de subsistance, en particulier dans les pays les plus pauvres du monde".

"Les changements climatiques constituent une menace existentielle pour les plus pauvres et les plus vulnérables du monde", a déclaré Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale. "Nous nous efforçons de faire plus et d'aller plus vite en matière de climat et nous appelons la communauté mondiale à faire de même. Il s’agit de mettre les pays et les communautés en charge de la construction d’un avenir plus sûr et plus résistant au climat".

Mobilisation planétaire

Dimanche, l'urgence climatique a réuni 65.000 personnes dans les rues de Bruxelles. Elle a marqué le début de la COP24, la 24ème conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tient à Katowice, en Pologne. Et elle a également été débattue au G20, avec plus ou moins de succès.

Au G20, la thématique climatique a vu naître un groupe spécialement formé pour gérer les questions environnementale, le Climate Sustainability Working Group (CSWG) ou Groupe de travail sur la durabilité du climat. Mais elle a aussi dû affronter le climato-sceptisme de Donald Trump. Le président des États-Unis a réaffirmé ses doutes vis-à-vis de l'existence d'un quelconque réchauffement de la planète.

L'avis du président va totalement à l'encontre de la mouvance mondiale mais ses adeptes sont loin d'être isolés. Il faut croire que le geste de la Banque mondiale, qui est un message fort, pourrait faire changer les choses.

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