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Steve Bannon et Marine Le Pen invités par le Vlaams Belang pour dénoncer le Pacte de l'ONU sur les migrations

3 décembre 2018

Deux nouveaux venus s'ajoutent au bras de fer autour du Pacte de l'ONU sur les migrations: Steve Bannon et Marine Le Pen. Les deux figures de proue de l'extrême-droite sont invités par le Vlaams Belang au parlement flamand.

Il reste sept jours à Charles Michel pour se décider sur la question du Pacte migratoire. Ira-t-il signer ce texte de l'ONU à Marrakech, au risque de voir son gouvernement imploser, sachant que la N-VA y est fermement opposé? La question mérite d'être posée d'autant plus que deux nouveaux venus viennent s'ajouter à la crise gouvernementale.

Il s'agit de Steve Bannon, figure notoire de l'alt-right américaine, et Marine Le Pen, la présidente du parti français d'extrême-droite Rassemblement national (ex-Front National). Les deux personnages à la réputation sulfureuse sont invités au parlement flamand par le Vlaams Belang le samedi 8 décembre, soit deux jours avant celui de la signature au Maroc.

Pétition et NationBuilder

Le parti d'extrême-droite flamand organise un événement dans les locaux du parlement flamand destiné à faire pression contre le pacte onusien. Le VB espère de la sorte accroître la pression sur son rival la N-VA. L'initiative entre dans le cadre d'une campagne lancée par la formation politique européenne d'extrême droite "Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés" ("The Movement" en anglais).

L'action du Vlaams Belang est soutenue par une pétition en ligne qui a déjà récolté plus de 70.000 signatures ce lundi matin. On notera que cette pétition est hébergée sur un site du Vlaams Belang et non sur un site officiel de pétition. Selon son "Who Is", le site "Stop Marrakesh" semble avoir été construit avec l'aide de la plateforme NationBuilder, cette entreprise qui booste les visibilités en ligne et décuple l'impact des campagnes politiques. Un système qui aurait notamment favorisé la victoire d'Emmanuel Macron aux élections présidentielles françaises et qui, dans ce le cas présent, a certainement amplifié la visibilité en ligne de la pétition.

Côté Vlaams Belang, on est confiant sur l'avenir du pacte onusien. "C'est notre parti frère autrichien, le FPÖ, qui a donné le signal de départ", explique Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, à Het Laatste Nieuws. "Ensuite, tout s'écroulera comme des dominos. "

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