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Près de 50 ans après avoir posé le pied sur la Lune, nous découvrons enfin sa face cachée

3 janvier 2019

Le 21 juillet 1969, l'homme posait son premier pied sur la Lune. Mais depuis les années 70, plus personne n'y a posé un seul orteil. Principalement à cause d'une question d'argent. Mais l'intérêt pour notre satellite naturel n'a pourtant pas disparu. La Chine vient de déposer sa sonde Chang'e-4 ce jeudi matin, nous dévoilant une première photo de la face cachée de la Lune. 

La face cachée de la Lune est montagneuse et accidentée. Plus éloignée et affectant la communication avec tout appareil qui voudrait s'y poser, elle était vierge de toute exploration. Jusqu'à ce matin, à 02h26 chez nous. L'agence spatiale chinoise (CNSA) est parvenue à poser son module d'exploration Chang'e-4 après avoir quitté la Terre le 8 décembre dernier.

Mieux. En communiquant avec le satellite Queqiao, Chang'e-4 nous a fait parvenir le premier cliché de la face cachée de la Lune. Le but est maintenant d'étudier les basses fréquences radio, d'évaluer les ressources en minéraux et même d'y tester la culture de tomates. Tout en n’oubliant pas de rapporter quelques échantillons locaux.

Ça faisait un bail

La conquête spatiale n'est plus à son apogée, faute de budget et de volonté politique principalement. La Guerre froide n'est plus: Américains et Russes ont clairement levé le pied. À titre de comparaison, le budget de la Nasa est actuellement dix fois inférieur à ce qui l'était en 1969, quand Neil Armstrong a posé son pied le 21 juillet. Mais depuis le début des années 70, plus aucun être humain n'y a posé un orteil.

Face à la passivité des deux grandes puissances, la Chine veut jouer sa carte. Il s'agit de la 2e mission spatiale chinoise à la surface de la Lune après le Yutu de 2013 actif pendant 31 mois. Il mettait alors fin à 42 ans sans exploration lunaire depuis le Luna 24 soviétique de 1976.

Cette résurgence de la conquête lunaire va également être opérée par l'Inde. À la fin du mois, le pays au milliard d'habitants veut y propulser un rover pendant plusieurs semaines. Les États-Unis pourraient eux y mettre en orbite une deuxième station spatiale à l'image de l'ISS autour de la Terre. Mais leur priorité des priorités reste la même: conquérir Mars.

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