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Boxe et kicks contre matraques et lacrymo: Gilets Jaunes et CRS se sont affrontés au corps-à-corps

6 janvier 2019

50.000 Français ont pris la rue samedi lors de ce huitième acte de revendication des Gilets Jaunes, selon les chiffres officiels. Les CRS étaient présents face à eux et, à plusieurs reprises, les rencontres ont viré au pugilat. Les Gilets Jaunes ont aussi manifesté en Suisse, à Londres et en Belgique.

Ils étaient moins nombreux que lors du week-end du 15 décembre mais ils étaient tout aussi remontés. Ce samedi 5 janvier, l'Acte VIII des Gilets Jaunes a encore secoué la France. 50.000 personnes ont pris la rue pour crier leur colère. Ils étaient à Paris, mais également à Rouen, à Toulon, à Bordeaux, à Valence, à Caen, à Rennes ou encore à Nantes. Des manifestants vêtus de gilets jaunes ont également protesté dans les rues de Londres, à Louvain et à Bern, en Suisse.

Le ministre de l'Intérieur français Christophe Castaner a tenté de minimiser la portée de cette journée en indiquant qu'ils n'étaient à peine "plus d'une personne par commune de France". Mais au sein des manifestants, l'exaspération semblait loin d'être éteinte. À en croire les vidéos, c'était même le contraire. Les policiers anti-émeutes français (CRS) et les Gilets Jaunes se sont entrechoqués avec violence.

À Paris, un homme a boxé un CRS, protégé tant bien que mal par son bouclier

On le voit d'ailleurs un peu plus loin rouer de coup un CRS

La Police française a identifié le boxeur et l'a annoncé en blaguant...

Il s'agit en réalité du boxeur professionnel français Christophe Dettinger, également appelé "Le Gitan de Massy", qui a été champion de France des poids lourds-légers en 2007.

Les CRS ont répliqué avec des gaz lacrymogènes

Et hop, un petit coup dans le dos

Toujours à Paris, des Gilets Jaunes ont ramené un chariot de manutention

Et ils ont défoncé la porte du ministère de l'Intérieur avec

Le porte-parole du ministre de l'Intérieur Benjamin Griveaux était sur place. Il donnait justement une interview au journal Le Monde. Lui et son directeur de cabinet ont dû fuir par la porte arrière. Ils se sont réfugiés à l’hôtel de Matignon.

Une manifestante a pris une Flash-Ball dans la tête lorsqu'elle était sur les Champs-Élysées (Paris) et montre les conséquences

Une Flash-Ball est une balle en caoutchouc projetée par des lanceurs de balles (LBD). Cette arme est principalement utilisée par les gendarmes et les policiers français.

Une péniche amarrée à Paris a pris feu durant la manifestation

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À Toulon, on a vu un policier frapper des manifestants

À Toulouse, des manifestants ont mis le feu à du mobilier urbain

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Les Gilets Jaunes étaient nombreux à Rouen aussi

Une dame avec canne a été jetée à terre, à Nantes

À Londres aussi, la situation était parfois un peu tendue

En Suisse (Bern), ils étaient une poignée à revendiquer sous la neige

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Même en Belgique, le mouvement était présent: devant le siège du brasseur ABInbev, à Louvain

Mais chez nous, tout s'est déroulé sans accroc

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